[page_name] Paris

HISTOIRE
HISTOIRE
  • 1603

    Henri IV fait construire par l’ingénieur Jean Lintlaër, au niveau de la deuxième arche du Pont-Neuf en construction jusqu’en 1607, une pompe aspirant l’eau de la Seine et approvisionnant le quartier du Louvre, ornée d’une statue représentant la figure évangélique de la Samaritaine du puit de Jacob. Plusieurs fois restaurée et reconstruite en 1772, la pompe et sa statue sont démolies en 1813. Des bains publics flottants les remplacent.

  • 1870

    Ernest Cognacq s’installe rue du Pont-Neuf et baptise sa boutique la Samaritaine. Il dépasse un million de francs de chiffre d’affaires en 1875.

  • 1872

    Ernest Cognacq épouse Marie-Louise Jaÿ, ancienne première vendeuse du rayon des confections du Bon Marché.

  • 1890 — 1910

    Dans la partie nord de l’ilôt délimité par la rue de la Monnaie, la rue Baillet, la rue de l’Arbre-Sec et la rue des Prêtres Saint-Germain l’Auxerrois, Ernest Cognacq acquiert progressivement des parcelles, et reconstruit systématiquement les bâtiments existants pour les remplacer par des surfaces de vente. Dans la partie sud de l’ilôt, il confie à l’architecte Frantz Jourdain la conception et la construction d’un bâtiment à charpente métallique en acier riveté comprenant une vaste verrière et un programme ornemental de style Art Nouveau. La partie Nord et la partie Sud de l’ilôt sont unifiées par les façades en verre et acier ornées de panneaux polychromes en lave émaillée.

  • 1917

    Ernest Cognacq confie à Frantz Jourdainen outre la construction en 1917, d’une Samaritaine de luxe boulevard des Capucines, qui accueille ses collections d’art du XVIIIe siècle, données à la Ville de Paris à sa mort et exposées au Musée Cognacq-Jaÿ aujourd’hui.

  • 1926 - 1928

    L’architecte Henri Sauvage supervise la construction du bâtiment Art Déco en gradins sur la Seine. Ernest Cognacq, qui meurt en 1928, ne verra pas son achèvement. La Samaritaine dépasse en 1925 le milliard de francs de chiffre d’affaires. Le grand magasin connaît son apogée : outre le grand magasin de nouveautés (articles féminins et masculins, draperie et décoration d’intérieur, articles de voyage, plantes et fleurs, livres, pianos…), elle rassemble des comptoirs de pâtisserie, confiserie et dégustation de produits de toutes les régions de France, ainsi qu’une cave réputée ; ses grandes parades et fêtes sont très appréciées des Parisiens tout au long de l’année. Elle est, pour tous, la « Samar », que célèbre André Suarès en 1934

  • 2001

    Acquisition de la Samaritaine par LVMH à hauteur de 55%.

  • 2005

    Fermeture de la Samaritaine par décision de la Préfecture de Police pour des raisons de sécurité.

  • 2007 - 2008

    Un comité de site est constitué en vue de définir un programme pour la nouvelle Samaritaine, permettant de définir un projet mixte associant grand magasin, bureaux, palace, logements et crèche, dans le strict respect des exigences de la sécurité et de valorisation du patrimoine architectural existant.

  • 2009

    L’agence d’architecture japonaise Sanaa est désignée pour assurer la conception générale de la nouvelle Samaritaine, incluant la réalisation d’un bâtiment neuf côté Rivoli.

  • 2010

    Acquisition totale de la Samaritaine par LVMH.

  • 2010 - 2015

    Études techniques et travaux préalables sont lancés jusqu’à obtention des autorisations administratives.

  • 2015 - 2020

    Les travaux tous corps d’état se déroulent pour chacun des cinq programmes.

  • 2021

    La Samaritaine renaît pour son 151e anniversaire et réouvre au public.